Eau Douce

Aventures aquariophiles Suivez au jour le jour les aventures de nos poissons. Leurs amours, leur famille, leurs problèmes, leur états d'âmes. Des informations et des anecdotes pour tous les lecteurs, même les non aquariophiles

22 août 2007

Pseudomugil connieae

La foule de mes fans en délire réclame mon retour sur la toile et bien me voilà! C'est que jacasser sur le ouaibe, moi j'ai pas que ça à faire, il a bien fallu que je parte 2 mois en vacances sous le soleil (même pas vrai, une semaine). Mais pendant ces vacances je n'ai pas pour autant perdu mon temps, loin de là. Et devant vos yeux ébahis je vais dévoiler le résultat d'une de ces errances aquariophiles qui nous a amenés dans l'est de la France, en Moselle, tellement près de la frontière allemande que si tu tendais le bras, pour peu ta main revenait garnie d'une saucisse et d'une bière.
C'est donc chez Arsène et Romain (qui?) que nous sommes allés dénicher pour vous (euh en fait plutôt pour nous) des spécialités australo guinéennes encore inconnues dans nos bacs. Ouvrez vos mirettes:

Des yeux d'un bleu azur, une crinière blonde flamboyante entourant un corps gracile et souple qui se joue des courants aquatiques, NON vous n'êtes pas devant un épisode d'Alerte à Malibu mais en train de contempler un Pseudomugil connieae:

DSC07703b

C'est promis, dès que j'ai une photo plus nette je remplace celle-ci.

Mais passons outre son physique de rêve et plongeons plus à fond dans sa vie privée. Cet habitant de Nouvelle-Guinée vit dans une eau plutôt alcaline (pH 7.7 à 8), d'une température de 24° à 27°. Il mesure de 5-6 cm et apprécie d'être accompagné de ses semblables. Un petit groupe de ces bougillons n'ont pas leur pareil pour animer un bac. Ce poisson convient pour des aquariums relativement petits, 60 litres en bac spécifique, on passera à 100 litres si on veut leur adjoindre un compatriote comme le Tateurndina ocellicauda par exemple.

Et voici maintenant une petite parenthèse historico-anecdotique. Quand ce poisson a été découvert initialement, il a été assimilé de manière erronées au Pseudomugil furcatus. C'est en 1981 que Gerald Allen corrige cette erreur et le rebaptise Popondetta connieae. Le nom de genre Popondetta a remplacé un temps celui de Pseudomugil, il désigne la ville de Papouasie Nouvelle-Guinée près de laquelle ces poissons ont été découverts. Et ce brave Gerald Allen étant un incorrigible romantique, il a baptisé l'espèce du prénom de sa femme Connie, ça nous donne connieae. C'est-y pas touchant tout ça? Du coup je m'en vais me renseigner si le scientifique qui a trouvé un nom au Pseudomugil gertrudae est bien marié à une dénommée Gertrude...
Et par le truchement d'un simple clic sur le web, j'ai déjà la confirmation que oui, Gertrude est bien l'épouse non pas du gars qui a décrit l'espèce, mais d'un autre scientifique qui a visité les îles Aru. Mais mettons un terme ici à cette digression qui nous aura au moins appris que ces scientifiques qui parcourent le monde à la recherche de nouvelles espèces n'ont qu'une chose en tête: leur femme! (...je vous laisse quand même méditer un moment là-dessus)

Revenons au connieae. Dans la littérature ou sur internet, on voit souvent la photo de la variété bleue:

P_connieae_GS
photo© Günther Schmida

trouvée sur cette page:

http://members.optushome.com.au/chelmon/Connieae.htm

Superbe hein?

Mais alors vas-y pour trouver ce bijou dans le commerce. Et comme un voyage en Papouasie n'est pas prévu sur mon agenda dans un proche avenir, il faudra vous contenter de la variété jaune.

Posté par Melanomaniac à 21:42 - Les p'tits nouveaux - Commentaires [0] - Permalien [#]

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